Dormir 30 Jours dans un Van en Nouvelle Zélande : le Bilan

J’écris cet article dans un Backpacker dans la ville de Taupo en Nouvelle Zélande. Il fait suite à mon précédent billet sur mon road-trip d’un mois.

Je suis parti de Paris le 7 juillet 2012, le début de l’été en France (en théorie car quand on voit le temps qu’il faisait, on peut se poser des questions !). A cette période, c’était l’hiver en Nouvelle Zélande, je m’attendais donc à ce qu’il fasse bien froid… Ca n’a pas raté, ce qui a donné un peu de piment à l’aventure !  🙂

Dans cet article je fais le point sur le road-trip d’un mois que j’ai vécu aux côtés de mon ami Kevin Tribet (un grand merci à lui pour cette aventure inoubliable !).

Bilan road-trip

1/ Les besoins de base

Pour dormir : nous n’avions prévu aucun budget pour loger où que ce soit, toutes nos nuits se sont déroulées dans le Van. En Nouvelle Zélande il est facile de trouver un « spot », un endroit correct pour se garer et rester la nuit gratuitement et légalement. Souvent sur des aires de repos, ou devant la mer, c’est bien différent de la France sur ce point (assez incroyable d’ailleurs des fois…) !

Le soucis majeur c’était l’humidité avec la condensation qui se formait dans le Van (malgré que nous laissions des fenêtres entre-ouvertes) : au réveil il pleuvait dans le Van, les gouttes s’étant accumulées au plafond ! Pour éviter que le matelas ne pourrisse, nous devions le sécher au soleil dès que possible…

Séchage du Van
Pour nous protéger du froid de la nuit, nous avions prévu plusieurs couvertures, un pygama en coton bien chaud, et l’écharpe autours du cou pour dormir !

 

Dormir dans le van

Avant d’aller nous coucher, nous suivions le rituel de l’aménagement du « lit » pour 2 personnes avec un matelat conçu pour une personne, et des dossiers de banquette en mousse en guise d’extension pour la 2ème personne (un puzzle à constituer tous les soirs dans le froid, mignon !).

Les réveils naturels se faisaient grâce à la lumière du jour qui rentrait par les fenêtres du Van. Des fois le bruit des vagues de la mer en bord de New Plymouth agrémentait le tout… ^^

Réveil naturel

Pour nous laver : possible pour 5$ NZ par personne dans des Backpackers, on profite alors des WC et éventuellement de la conexion Internet. Idem pour laver et sécher nos vêtements.
On a aussi squatté des toilettes handicapés équipés de douche dans l’aéroport de Christchurch.
Moins correcte : on est rentré en « fraude » dans un Holyday Park pour prendre des douches sans payer (le système D « d’urgence » !).

Dans certaines villes, comme à Taupo, se trouvent des douches publiques payantes accessibles à partir de 2,50$ NZ (environ 1,80€), avec un temps limité à 4 minutes chrono (on traîne pas !). Ça dépanne bien ! ^^
En ce qui me concerne, aucun rasage pendant toute la durée du voyage, la barbe qui pousse c’est pas ça qui me dérange ^^

Pour manger : Noodles (nouilles chinoises discount, un peu chimique mais pas cher ^^) à cuir au gaz, des conserves (thon, poulet), du pain en tranches, beaucoup de gâteaux au chocolat (on reste des enfants après tout !). On s’est cuisiné des pâtes ou du riz dans des conditions plus correctes lorsque nous pouvions profiter de la cuisine d’un Backpacker.

 

2/ Les activités secondaires

Visites et sorties : on se restreignait à des activités peu coûteuses à cause de notre budget réduit. Trekkings (Tongariro, Taranaki), pubs occasionnellement, ballades, visites ou musée, couchers de soleil… Des fois on n’a pas besoin de beaucoup pour être heureux ^^ On s’est fait une sortie en mer pour pêcher avec 2 allemands et un anglais, sympa ^^

Paysages Nouvelle Zélande

Pour accéder à internet : c’était plutôt galère de manière générale. Les conexions ne marchaient pas dans les MacDo (il y a du y avoir un problème de serveur général car l’accès était impossible dans plusieurs villes, la déception !). Les horaires d’ouverture des médiathèques sont limités (impossible de s’y connecter le soir par exemple). Les accès « Free Wifi » des commerçants sont limités dans le temps (par exemple 30 minutes, ou 1H…) et sous réserve de consommer, ce qui ne nous arrangait pas… Il est possible de profiter des accès Internet dans des Backpackers, mais encore une fois c’est payant, environ 3€ de l’heure.
L’exception : dans la ville de Christchurch une borne Wifi haut débit est disponible gratuitement et de façon illimitée : mater des vidéos Youtube calés dans le Van, quel confort !

Bref, vivement que j’investisse dans un modem 3G !

Les autres occupations : regarder un film avant de se coucher, au chaud sous la couette. Le « clin d’oeil » c’était la trilogie du Seigneur des Anneaux lorsque nous étions à Tongariro, là où des scènes ont été tournées… ^^ Sinon lecture (manuel de survie, livre sur le business).

 

3/ Le bilan de l’expérience

J’ai beaucoup de choses à apprendre et de compétences à développer ! Par exemple, ma manière de communiquer avec mes proches (en tenant compte du décalage horaire qui était d’environ 10H), la façon d’organiser mes voyages ou encore améliorer mon anglais (lamentable !).

Pendant ce road-trip j’ai pu mettre à l’épreuve mon aptitude au voyage (je débute c’est évident !), le côté « système D » pour se débrouiller avec peu de moyens tout en profitant au maximum du moment présent.

Il en est de même pour les aspects de « technomadisme« , c’est-à-dire vivre de son business en ligne pour voyager facilement. Bien sûr je suis encore loin d’en être là, mais j’ai pu tester quelques aspects comme les ventes Flash en voyage, et profiter des revenus instantanément acquis   🙂

J’ai pu constater et apprécier le fait de me déconnecter totalement de mon business automatisé (la « Moulinette » comme je l’appelle) : aucun client par téléphone, les problèmes et les communications pouvant être traités en différés, pas de locaux ni de salariés ! On se sent léger, ça fait du bien ^^

La liberté du temps et du nomadisme : sur la route nous pouvions nous arrêter à n’importe quel moment pour contempler le décors le temps d’une ballade, où carrément y passer la nuit ! Idéal pour profiter des couchers de soleil ! C’était plutôt sympa d’arriver quelque part de nuit « à l’improviste » pour dormir et de découvrir le décors au réveil…

Des paysages naturels à couper le souffle, on ne savait plus où donner de la tête quand on se déplaçait en Van d’un endroit à l’autre. C’est limite dangereux de conduire dans des cartes postales ! J’attendais du lourd avant d’aller en Nouvelle Zélande, je n’ai pas été déçu !

 

Je me suis vraiment pris un CHOC pendant ce voyage. J’avais attendu tellement de temps et « sacrifié » tant pour ce voyage… Ce mois de découvertes et d’émotions fortes restera gravé dans ma mémoire pour un bon bout de temps… What’s next ? ^^

 

Et vous, comment organisez-vous vos road-trips à l’étranger ?